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À la rencontre du PélicanCe très bel oiseau survole plages et marinas, s’invite dans les ports de l’île où il aime se reposer sur les bateaux et piliers, surprend par sa rapidité et ses plongeons impressionnants. Le pélican ou « grand gosier » fait partie de notre biodiversité tropicale et mérite d’être mieux connu.
Si le Pelecanus occidentalis, ou pélican brun est assez présent en Guadeloupe et dans les îles du Nord, il est plutôt rare en Martinique. Pourtant, chez nous, contrairement aux apparences, aucun couple nicheur n’a été répertorié. Les couples reproducteurs ont en effet tendance à s’envoler vers des destinations plus sauvages et plus tranquilles pour nicher loin de tout dérangement… À Gros Ilet et dans la rade de Gustavia, à Saint-Barth, par exemple, des naissances sont régulièrement observées par les agents de la Réserve Naturelle. Ces deux sites combinent tranquillité et alimentation à proximité et font le bonheur des colonies de pélicans.
Son habitat
S’il s’approche des lieux de vie dans la journée (ports, marinas, plages), le pélican apprécie le calme de la mangrove pour dormir. Aux côtés des frégates et autres hérons, il passe la nuit avant de s’envoler au petit matin, souvent en troupes, à la recherche de nourriture. Oiseau côtier par excellence, il reste toujours à proximité du littoral et ne s’aventure que rarement dans les terres. Son alimentation Il se nourrit de poissons qu’il pêche au cours de plongeons verticaux magnifiques. A près de 10 mètres de haut, il effectue un piqué impressionnant qui lui permet d’attraper des poissons à plus d’un mètre sous l’eau. Il les stocke dans une poche profonde qui lui a valu son nom de « grand gosier ». Ensuite, soit il les avale, soit il les apporte à ses petits qui piocheront alors leurs repas dedans. Les menaces Cet oiseau, dont l’envergure peut atteindre plus de deux mètres est une espèce menacée. En effet, le pélican brun consomme les pesticides contenus dans l’eau ce qui lui a valu une phase de déclin importante dans les années 80. Aujourd’hui, l’espèce se porte mieux (le DDT a quasiment disparu des surfaces agricoles), mais son habitat est de plus en plus menacé par la pression urbaine. C’est sans doute pour cela qu’il préfère les îles moins peuplées pour se reproduire. En savoir plus Faune des Antilles, Jean-François Maillard, Editions Roger le Guen. Mardi 23 Février 2010
Mariane Aimar
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