Actualités environnement Guadeloupe : CYCLONE DEAN, des dégâts aussi sous les eaux

Si Dean a frappé durement la Martinique, ses conséquences sur la Guadeloupe n’en sont pas moins négligeables. C’est surtout la houle qui a fait des dégâts ici et le littoral du sud de l’île nécessite de gros travaux pour accueillir à nouveau résidents et touristes.




Le littoral durement frappé

La plage de Petit-Havre a été durement touché et les pêcheurs ont perdu ponton, nasses et filets
La plage de Petit-Havre a été durement touché et les pêcheurs ont perdu ponton, nasses et filets
Très vite après le passage de Dean, les plages du Sud Grande-Terre et du Sud Basse-Terre ont été dégagées et nettoyées dans leur ensemble. Mais certaines ont perdu beaucoup de sable, et la plupart des arbres qui les bordent sont menacés à court terme de déracinement (surtout les cocotiers). Sur d’autres plages, le sable s’est déplacé largement et les habitués auront bien du mal à retrouver leurs repères. Des cailloux et roches sont apparus ici et là, d’autres ont disparu, happés par la mer ou ensevelis sous le sable et les algues. Et partout, des quantités de varechs jonchent le littoral, parfois sur un mètre d’épaisseur.

Gorgones et éponges durement touchées

Actualités environnement Guadeloupe : CYCLONE DEAN, des dégâts aussi sous les eaux
Les fonds marins ont été malmenés par Dean. Pour preuve, les tonnes de gorgones et d’éponges qui sont venues s’échouer sur le littoral pendant le cyclone. Décrochées de leur habitat sous-marin, elles sont venues se mêler aux coques de lambis, aux algues et aux coraux, le tout dégageant durant de longs jours une forte odeur sur la plage.
Chez les tortues, des dégâts ont également été répertoriés par Eric Delcroix du Réseau Tortues Guadeloupe. Sur la façade ouest de Marie-Galante, par exemple, les premières estimations font état de 50 à 100 % de destruction des nids. Noyés par la houle ou emportés par les vagues, des milliers d’œufs ont ainsi été détruits en quelques heures. En Guadeloupe, la plage de grand-anse à Trois Rivières a quant à elle totalement disparu. Et la trentaine de nids présents dans le sable avec. Au-delà des dégâts immédiats, sur de nombreuses plages, la végétation basse et arbustive littorale est aujourd’hui inexistante. Cela posera problème pour les futures pontes de tortues car celles-ce recherchent toujours un couvert végétal pour se protéger. En plus des opérations de remise à niveau du sable prévues par les municipalités, il faudra aussi veiller à revégétaliser le bord de mer.

Des coraux fragilisés

Déjà vulnérables sous l’effet du réchauffement des eaux qui a occasioné une importante mortalité en 2005/2006, les coraux ont eux aussi souffert du cyclone. Des vagues de 6 à 7 mètres ont touché le littoral Guadeloupéen selon Météo France et en profondeur, les courants se sont révélés également violents. Les coraux déjà fragilisés ont donc été malmenés voir abîmés et tout ce qui n’était pas accroché au fond marin a été déplacé vers le littoral. Le cyclone passé, tout risque n’est pourtant pas écarté au niveau des récifs coralliens. En effet, en raison de la quantité des dépôts de sédiments qui se sont accumulés dans les lagons le risque de mortalité des coraux reste encore élevé pour les prochaines semaines.





Vendredi 14 Septembre 2007
FELICIEN DEBIERRE
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