CONSTRUCTION : Dire non au bois illégal

Le bois a le vent en poupe dans la construction. Maisons, terrasses, clôtures, mobilier de jardin, tout est bon pour s’offrir un intérieur exotique et chaleureux. Mais à trop vouloir du bois rouge pour nos maisons, nous participons à une déforestation massive des forêts tropicales. Ce qui menace directement notre climat et l’avenir de notre planète.




La forêt tropicale, un trésor à protéger

CONSTRUCTION : Dire non au bois illégal
Les forêts tropicales abritent plus de 50 % de la diversité biologique terrestre et constituent une précieuse source d’approvisionnement en matières premières pour l’homme. Elles jouent également un rôle important dans la régulation du climat en influant sur le cycle de l’eau et le régime des pluies. Malheureusement, plus de 14 millions d’hectares de forêt tropicale disparaissent chaque année, soit l’équivalent de la superficie de la forêt française. Et une fois les arbres coupés, le plus souvent de manière sauvage, c’est tout l’écosystème de ces régions qui disparaît. La faune et la flore reculent vers des zones plus tranquilles, mais de nombreuses espèces disparaissent dans cet exode ne trouvant plus l’habitat et la nourriture dont elles ont besoin pour survivre. Les sols quant à eux, une fois dénudés, s’érodent très vite et sont le siège de nombreux glissements de terrain et inondations. L’homme lui-même se trouve dépourvu de sa source d’alimentation habituelle et se voit donc contraint de fuir vers des contrées plus hospitalières.

Des forêts écologiquement gérées, c’est possible

Pourtant, l’exploitation forestière n’est pas forcément destructrice. Elle peut tout à fait être pratiquée de façon respectueuse de la nature et des hommes tout en étant viable économiquement. Depuis quelques années, des forêts écologiquement gérées ont été créées. Elles sont exploitées selon des règles strictes prenant en compte des critères écologiques et sociaux. Les espèces transgéniques par exemple y sont bannies, les pesticides interdits ou très réglementés, les bois doivent être abattus et débardés de façon à ménager les animaux et les autres plantes et enfin les droits des habitants des forêts doivent être respectés. Ces forêts portent le label FSC (pour Forest Stewardship Council ou, en français, Conseil de bonne gestion forestière), un label reconnu par les grandes organisations écologistes ainsi que par de nombreuses institutions sociales. Des examens indépendants confirment sa fiabilité. Méfiez-vous des autres labels, la plupart sont des certificats de complaisance que l'industrie du bois se délivre elle-même.

Faites le bon choix !

En tant que consommateur, nous pouvons choisir de participer à la destruction de la planète ou au contraire choisir de la préserver. Lors de nos achats, prenons le temps de la réflexion pour choisir en priorité des produits portant le label FSC. Il est également conseillé de choisir les bois européens (le pin en est une parfaite illustration) qui proviennent de forêts extrêmement bien gérées et qui possèdent de nombreuses qualités. Le pin traité que l’on trouve en Guadeloupe chez Durapin en est une parfaite illustration et il vient d’ailleurs d’obtenir son label FSC. Si ces bois européens ont été quelque peu négligés ces dernières années au profit des bois exotiques, ils sont pourtant parfaitement adaptés à la construction ou aux aménagements de nos maisons.
Si vous optez malgré tout pour un bois exotique, vérifiez que l’espèce n’est pas menacée (Cf. tableau des espèces menacées), que le produit présente des garanties de traçabilité et de légalité : présence du logo TFT ou démarche d’amélioration de l’entreprise via les membres du réseau FTN du WWF et que le bois ne provient pas d’un pays à risque.
Si les produits n’affichent pas ces garanties minimales (légalité, traçabilité), le risque de contribuer à la destruction de la forêt tropicale est trop important. Choisissez un autre fournisseur ! Car n’oubliez pas que c’est le consommateur qui peut faire changer les mentalités en refusant d’acheter un bois illégal !

Les espèces de bois menacées de disparition

- ipé
- greenheart
- amburana
- curupixa
- palissandre
- acajou
- acacia
- afrormosia
- tauari

Sources : wwf www.wwf.fr (de nombreuses pétitions en ligne à signer)
Greenpeace www.greenpeace.fr

Vendredi 21 Septembre 2007
MANON DELEAU
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