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Débat sur les OGM : un amendement de protection des A.O.C. adoptéUn amendement voté la nuit dernière par l’opposition et quelques députés de la majorité permet d’exclure les OGM de certaines zones du territoire. Source : liberation.fr
«C’est la victoire des AOC», se réjouissait ce jeudi matin le socialiste Arnaud Montebourg. Mercredi vers minuit, un amendement capital a été adopté par l’Assemblée, grâce aux voix des élus socialistes, communistes et verts mais aussi de quelques UMP qui ont fait basculer le vote.
Il conditionne la culture des OGM au respect «des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organisme génétiquement modifié", et en toute transparence». En clair, il permettrait d’exclure les OGM de certaines des zones du territoire, par exemple dans les parcs naturels ou dans des régions d’Appellation d’origine contrôlées. «Ca permet d’envisager l’interdiction des OGM sur tout ou partie du territoire car ces conditions concernent de nombreux endroits» se réjouit François Brottes (PS). L’adoption de l’amendement a été rocambolesque. L’UMP Louis Giscard d’Estaing, l’avait d’abord défendu, avant de l’abandonner devant l’avis défavorable donné par le rapporteur. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, sans le soutenir directement mais «sensible aux arguments», en avait appelé à la «sagesse» de l’Assemblée. L’amendement est rejeté une première fois en scrutin public (égalité de voix). Le même, défendu par les socialistes, est à nouveau rejeté, d’une voix. Un troisième équivalent, défendu par le communiste André Chassaigne est alors mis au voix à main levé… et est adopté. Applaudissements à gauche et fureur des députés UMP qui demandent une suspension de séance. Le débat en est finalement resté là mercredi soir. Les débats ont repris ce jeudi dans un climat de tension palpable. A plusieurs reprises, les députés de gauche ont interpellé le gouvernement, pour savoir s’il comptait revenir en arrière, avant ou après la fin des débats, en demandant une deuxième délibération. Jean-Louis Borloo a fini par répondre, bottant en touche: «On verra comment le débat démocratique évoluera. Il n’y a pas de volonté maligne.» Les débats se poursuivent jeudi après-midi. Actualité agrobiotech Vendredi 4 Avril 2008
FELICIEN DEBIERRE
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