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Déchets ménagers Guadeloupe : Trier les déchets ménagers, c’est facile (par Alain Vial-Collet)Sans vouloir minimiser les décisions et les actions que nous devons prendre collectivement, je souhaite apporter en témoignage mon expérience qui pourrait servir à d’autres.Une montagne de déchets
La situation actuelle des déchets en Guadeloupe et surtout ce que vivent les habitants du sud Basse-Terre ces derniers jours, nous mettent en pleine figure toutes les conséquences d’une non-action collective dans le domaine des déchets. Personnellement, la problématique des déchets, je l’ai en tête depuis longtemps, ayant vu la décharge de la Gabarre depuis mon plus jeune âge et y étant retourné quelques fois constatant son évolution incroyable. J’ai eu cette vision que si on ne faisait rien un monticule de déchets nous jetterait à l’eau, hors de notre magnifique papillon Guadeloupe.
On a souvent tendance à rejeter la responsabilité sur un autre, sur les élus,…et se trouver beaucoup de raisons de ne rien faire,….mais cette fois, j’ai vraiment voulu avec mes moyens faire quelque chose, d’abord à titre individuel. Se responsabiliser en famille
Nous avons donc décidé en famille (à 4) de trier, sans savoir au début comment on allait effectivement s’en sortir. Nous avons donc acheté 2 paniers (à linge) et les avons placés derrière la maison à proximité de la cuisine. Nous y trions les plastiques et les papiers/cartons. Nous mettons, ensuite, dans un 3ème petit panier tout ce qui est bouteille en plastique, verre, canette et les aciers. Il ne nous reste qu’une petite poubelle de cuisine de 20 litres sous l’évier. Bien que difficile au départ, avec un côté « gendarme » surtout auprès de mes enfants, ils ont très vite adhéré et en famille, nous avons pris le réflexe. Premier constat à ce stade : ce n’est pas compliqué ; les déchets prennent moins de place (on tasse les cartons et plastiques) et cela ne sent pas (les déchets triés sont propres). Deuxième constat : la poubelle « tout venant » de la cuisine (20 litres) se remplissant beaucoup plus lentement, on divise son volume par 5. On la vide au maximum 2 fois par semaine ; on est parfois même obligé de la jeter à cause de l’odeur et non parce qu’elle est remplie.
Où mettre les déchets triés ensuite ?
J’habite la commune de Baie-Mahault où des bornes de tri ont été mises en place. Cependant elles n’étaient pas vidées régulièrement et pas suffisamment propres. J’ai donc rapidement décidé d’apporter mes paniers triés à la déchetterie de La Gabarre qui est un modèle de propreté.
Troisième constat : c’est facile, j’y vais tous les 15 jours et pratique car je profite d’un déplacement autre pour y passer. Il ne nous reste que la poubelle déchets non triés qui est essentiellement constituée de résidus alimentaires. Finalement elle est peu volumineuse et une fois par semaine, je la mets dans une grosse poubelle publique à mon bureau. Aujourd’hui, je n’ai plus de poubelle publique devant chez moi et les éboueurs ne s’arrêtent plus. Je n’ai pas parlé de certains déchets très polluants, tels que piles, aérosols, néons, que de façon très épisodique, je ramène également à la déchetterie. Cela fait presque 2 ans que nous trions et il n’est plus question maintenant de faire autrement. Je rajoute que j’ai pu récemment visiter une commune de l’Hexagone qui a pris la décision de forcer le tri en retirant les poubelles et en créant des môles (espèces de grands bacs) enterrés qui se situent à moins de 500 m de chaque résidence. Les administrés sont obligés de trier leurs déchets et de les amener à ces môles qui sont très propres et très fréquemment enlevés (et ce, de façon simple par un camion spécifique qui remet de suite les bacs en place). Cette expérience m’a semblé intéressante et certainement facilement applicable chez nous. Vendredi 5 Octobre 2007
FELICIEN DEBIERRE
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