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Désirade : un air de bonne qualitéSelon les études menées par Gwadair en 2011, l’air de la Désirade est de globalement de bonne qualité. Encore très rurale, l’île n’est que très peu polluée par les véhicules mais subit parfois quelques pics de pollution par l’ozone et les poussières du Sahara.
Réalisée dans le cadre de son Programme de Surveillance de la Qualité de l’Air (PSQA), l’étude menée par GWAD’AIR sur l’île de la Désirade avait pour objectif l’évaluation des différents polluants atmosphériques sur l’île. Cette campagne de mesures, qui s’est déroulée au cours des deux saisons de l’année, le Carême et l’Hivernage, cherchait à rendre compte de l’état de la qualité de l’air sur l’île en 2011 et de suivre l’évolution des polluants depuis la précédente étude de 2006.
Moins de pollution en saison des pluies Les mesures réalisées en saison sèche montrent que les polluants sont plus présents en cette saison. Quand les pluies surviennent, elles provoquent en effet un lessivage de l’atmosphère diminuant de ce fait le taux de polluant.. Sur la marina de Beauséjour, la circulation automobile n’a qu’un très faible impact sur la qualité de l’air. Seules les émissions issues du secteur maritime sont mesurables (dioxyde d’azote principalement). Quand la pollution vient de l’étranger L’ozone Nord Américain Eloignée de toute industrie et de toute circulation automobile, la Désirade connaît pourtant parfois dans l’année une augmentation de la pollution par l’ozone. D’après l ‘étude menée par Gwadair, cette pollution proviendrait du Continent Nord-Américain. Une pollution poussée par les vents du Nord fréquents à certaines périodes de l’année. Les poussières du Sahara Au cours des deux saisons de mesures, les concentrations moyennes en PM10 (particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres) obtenues sur la Désirade sont près de 1,3 fois supérieures à celles de Pointe-à-Pitre. La faute aux embruns marins (formés sur les côtes rocheuses et les falaises du côté Nord de l’île) et occasionnellement aux brumes de sables en provenance du Sahara qui altèrent considérablement la qualité de l’air de toute la Caraïbe. D’ailleurs, suite à des épisodes brumeux, le seuil de recommandation et d’information des PM10 a été dépassé 3 fois au cours de l’étude. Entre 2006 et 2011, la qualité de l’air sur la Désirade est restée bonne d’une manière générale. Et si les concentrations en ozone ou en poussières ont tendance à augmenter au fil des années, rien ne peut être fait localement pour y remédier puisque les polluants incriminés viennent de loin. Preuve que les pollutions ne connaissent pas de frontières… Compte tenu de ces observations et de part sa situation géographique, la Désirade constitue un potentiel pour la mise en place d’un dispositif de mesures des retombées atmosphériques au niveau mondial (station MERA). Jeudi 9 Février 2012
Mariane Aimar
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