Eau en Guadeloupe : Concilier des usages différents

En Guadeloupe, la ressource eau est destinée à trois usages principaux : ceux des ménages, des agriculteurs et des industries. Chaque année la demande se fait plus forte du fait du développement socio-économique de l’île.




Eau en Guadeloupe : Concilier des usages différents
Afin d’alimenter ces trois secteurs au mieux, des conduites d’eau sillonnent l’île au départ de la Basse-terre. Ainsi, deux conduites d’eaux brutes (les eaux destinées à l’irrigation et aux usines de production d’eau potable) et quatre conduites d’eau potable alimentent les communes de la Grande-Terre, des Saintes et de la Désirade.

Les usages domestiques
L’eau nous rend de multiples services au quotidien, participe à notre confort et à notre hygiène. 213 litres sont ainsi utilisés en moyenne chaque jour par habitant en Guadeloupe, des chiffres plus élevés que ceux de la métropole (150 litres en moyenne). Douches, bains, lave-linge, lave-vaisselle, ménage, eau de boisson, arrosage du jardin, autant de besoins qui sont couverts par l’eau du réseau. Parfois avec des gaspillages manifestes contre lesquels il faut lutter ! Mais cette eau, nous la polluons aussi. En rejetant dans l’évier des produits chimiques ou en utilisant des pesticides dans le jardin.

Les usages agricoles
Chaque année, 15 millions de m3 sont prélevés pour l’irrigation. Avec des pics de la demande durant le carême. Malgré les systèmes d’irrigation mis en place, certains agriculteurs du Nord Grande-Terre sont privés d’eau chaque année à cette période. Avec des conséquences dramatiques pour leurs cultures.
Un meilleur maillage des réseaux d’eau, la rénovation des conduites trop anciennes, la création d’unités de stockage pourraient aider l’agriculture. Tout comme le changement des comportements entraînant un gaspillage de l’eau (arrosage aux heures chaudes de la journée par exemple).

Les usages industriels
Les industries de la région prélèvent également de l’eau pour leurs activités. Industries agricoles (sucreries, distilleries), carrières, consomment ainsi 3 millions de m3 par an. Des chiffres en augmentation et qu’il convient de maîtriser. A contrario, les rejets polluants des industries cannières sont en nette diminution grâce à une mise aux normes coûteuse mais bénéfique pour l’environnement.

L’hydroélectricité

15 centrales hydroélectriques opèrent sur les cours d’eau de Basse-Terre. Pour fonctionner et produire de l’électricité, elles prélèvent chaque année environ 40 millions de m3.


Mardi 6 Septembre 2011
Mariane Aimar
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Antilles-Guyane | Monde