Guadeloupe : le nuage radioactif passe dans l'indifférence générale

C'est ce matin que la Guadeloupe a appris que le nuage radioactif passait au dessus de la Caraïbe. Contrairement aux Iles Hawaï ou à la Californie, aucune information n'a circulé ici en amont et les Guadeloupéens ont été mis devant le fait accompli ce matin : "Le nuage vous passe au dessus la tête mais tout va bien rassurez-vous".




Accident Nucléaire : qui dit vrai ?

Source La dépêche.fr
Source La dépêche.fr
Le problème c'est que pour Tchernobyl, les autorités nous avaient déjà fait le coup. Circulez, il n'y a rien à voir, le nuage s'arrête aux frontières françaises. Ce n'est que plus tard qu'on a appris que la France, et principalement, l'ESt, le Sud-Est et la Corse avait été lourdement contaminée. Peut-on croire aujourd'hui les autorités ?
Pour le savoir, nous avons contacté la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information
Indépendantes sur la Radioactivité), une des rares associations Françaises indépendante à s'impliquer sur le sujet. Bilan : le passage du nuage sur les Dom et la France devrait être faiblement radioactif. Si le conditionnel est utilisé ici c'est parce que la CRIIRAD n'a pas tous les chiffres ni toutes les données en main."Les données utilisables restent rares. C’est d’autant plus choquant que des résultats d’analyse existent mais qu’ils ne sont pas publiés".

Tous les résultats d'analyse n'ont pas été publiés

En résumé, si les chiffres que la CRIIRAD a pu recueillir sont exacts:
- le risque d’irradiation par les masses d’air contaminé sera négligeable
- le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible
- le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera totalement négligeable
- le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité

Bien sûr, si les autorités japonaises ont passé sous silence certaines informations, les répercussions pourraient être bien différentes. On sait par exemple aujourd'hui que 15 ans après le passage du nuage de Tchernobyl, les sols de la Corse étaient encore largement radioactifs (entre 10 000 et 20 000 Bq/m2)...


Alors que faire ?

En l'absence de données chiffrées sur les retombées radioactives sur les Antilles-Guyane, on ne peut qu'espérer que les chiffres communiqués en amont par les Japonais soient les bons.
En revanche, comme l'indique la CRIIRAD l'indique, "le contexte actuel peut amener chacun à réfléchir à l’équilibre de son régime alimentaire et à vérifier s’il n’est pas carencé en iode (la thyroïde a besoin d’iode stable pour fabriquer les hormones nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme). La CRIIRAD rappelle également que "lorsque la thyroïde est carencée en iode, elle fixe d’autant plus l’iode radioactif".

www.criirad.org

www.sortirdunucleaire.org/

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11_03_21_France_risques.pdf http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11_03_21_France_risques.pdf


Lundi 21 Mars 2011
Mariane Aimar
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Antilles-Guyane | Monde