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Il faut sauver Jarry !L’ONF pilote depuis plusieurs années déjà un projet INTERREG* visant à protéger les zones humides de la caraïbe. C’est plus particulièrement la mangrove de Jarry qui a été retenue pour ce programme et une vaste opération de réhabilitation est en cours.¼ de la forêt humide de Jarry a disparu
La zone industrielle de Jarry, la plus grande de France soit dit en passant, a été construite au fil des ans sur une zone marécageuse. Cette zone tampon entre la mer et la terre, territoire des palétuviers, crabes et autres oiseaux migrateurs a été savamment remblayée et bétonnée. Pourtant, comme toute mangrove, elle joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité et peut servir de rempart naturel en cas de tsunami. Malmenée, détruite, souvent polluée, cette mangrove méritait bien que des spécialistes se penchent à son chevet. C’est aujourd’hui chose faite puisque l’Office National des Forêts, le Conservatoire du Littoral et la Ville de Baie-Mahault ont pris le problème à bras de corps.
Une remise en état de la mangrove
C’est à deux pas du domaine de la Martingale que la première zone de mangrove de Jarry a été réhabilitée. Après plusieurs semaines de travaux, la parcelle est méconnaissable. « Nous avons tout d’abord procédé à l’enlèvement des déchets et des remblais présents sur le site puis remis cet espace en état. Une barrière sera prochainement installée afin d‘éviter de nouvelles pollutions et de délimiter la forêt marécageuse » indique Sandra Pédurthe, en charge du projet à l’ONF. À terme, des panneaux d’information seront installés et les gardes du littoral de la commune de Baie-Mahault veilleront au respect de la réglementation.
Dans les prochains mois, d’autres sites naturels de Jarry seront bornés, délimités et surveillés. Pour Dona Taillefer, du service environnement de la Ville de Baie-Mahault, « L’objectif est de réduire la pression sur la mangrove pour qu’elle garde tout son rôle en tant qu’écosystème ». Un rôle d’autant plus précieux que la mangrove de Jarry, à cheval entre la Grande-Terre et la Basse-Terre représente un véritable cordon pour la faune locale. Mercredi 17 Août 2011
Mariane Aimar
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