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L'ONF et le Conseil Régional tentent de sauver l'îlet CaretSitué dans le Grand-cul-de-sac marin, l'îlet Caret s'est formé par l'action du vent et des vagues qui ont déplacé le sable et l'ont amoncelé en un large banc. C'est en fait la tortue imbriquée, aussi appelée "Caret", la plus commune de notre archipel, qui a donné son nom à l'îlet. Elle était à une époque très présente dans la baie.
L’îlet Caret est un site d’accueil majeur du public du Grand Cul de Sac marin, remarquable par la richesse de ses paysages et le milieu marin qu’il abrite. En effet avec son sable blanc, ses cocotiers ses eaux turquoises et chaudes, son relatif éloignement de la côte, l'îlet Caret matérialise le paradis tropical par excellence.
Un îlet très fréquenté à préserver Le caractère isolé mais accessible de l’îlet Caret attire de nombreux visiteurs (guadeloupéens et touristes). C'est une destination très prisée mais, victime de son succès (156 visiteurs par jour), l'îlet subit de fortes pressions humaines et souffre d’érosion naturelle. Une volonté de la collectivité régionale, un savoir-faire de l'ONF pour sauver l'îlet Caret Les travaux ont été réalisés de fin octobre à fin novembre. Ils ont été financés par le Conseil Régional avec pour objectif d'équiper l’îlet, d’améliorer l’accueil du public et de replanter des espèces locales, renforçant son maintien face à l’érosion, dans le respect de son écosystème fragile. Opérer sur un site naturel très fréquenté à proximité immédiate du coeur du Parc national de Guadeloupe imposait de légitimes contraintes techniques et des choix de matériaux présentant un impact minime sur le milieu et garantissant une durabilité de l’aménagement optimale.
Les axes prioritaires de nos interventions furent :
• La sécurité des usagers pendant les travaux. • La durabilité des ouvrages par un choix de matériaux et de techniques appropriées, la garantie de reprise des végétaux • L’intégration des ouvrages dans le milieu avec un souci du moindre impact environnemental, une prise en compte paysagère, ainsi qu’une sensibilisation du grand public sur la fragilité du milieu constitué par l’îlet Le défi était aussi de limiter la durée du chantier à un mois pour limiter les atteintes pouvant être occasionnées. Les équipements et travaux réalisés : - le remplacement des mobiliers bois (6 tables-bancs, 5 carbets avec toits en essentes) - l'installation de 6 barbecues - la plantation et la mise en défense (enclos de régénération) de certaines zones avec des essences adaptées : catalpas, raisinniers bord-de-mer, patate-bord-de-mer. Pour cette dernière espèce, un aménagement de talus au nord-est de l’îlet a permis de stabiliser son implantation. Un panneau d'information rappelle les règles de bonne conduite sur ce site fragile. Ces travaux mériteraient d’être complétés par la remise en état de la digue disparue 18 ans après son installation. Elle a joué un rôle majeur dans le mécanisme naturel d’érosion du l’îlet Caret qui reste très fréquenté par les opérateurs touristiques et la population locale. Lundi 4 Janvier 2010
FELICIEN DEBIERRE
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Guadeloupe : Les chutes Moreau bientôt aménagées par l'ONF