Les Alizés jouent un double rôle en Guadeloupe. Ils balaient les pollutions que nous produisons (centrales thermiques, rejets des véhicules, …), mais apportent aussi les pollutions du lointain contient Africain. Ainsi, durant toute une période de l’année, les brumes du Sahara traversent l’Atlantique et stagnent sur nos îles, souvent peu ventées à ce moment-là. Ces brumes sont emplies de poussières, des particules fines de moins de 10 microns et de moins de 2,5 microns et elles arrivent en général vers le mois de mai et s’installent plusieurs semaines. Chaque année, leur concentration augmente et cela peut ainsi poser des problèmes aux personnes les plus fragiles (nourrissons, personnes âgées ou asthmatiques). Mais en fin d’année, un autre phénomène participe à la pollution de l’air de la Guadeloupe. Durant le dernier trimestre, GWADAIR, l’association chargée de surveiller et d’analyser la qualité de l’air en Guadeloupe, enregistre une augmentation de la pollution à l’ozone. Cette pollution atmosphérique vient principalement d’Amérique du Nord et elle semble due aux rejets des industries et des automobiles. Si les seuils critiques ne sont pas atteints, cette pollution semble récurrente et concentrée sur les mois de novembre et janvier.
Mais localement aussi nous produisons des pollutions qui se retrouvent dans l’air. Et nos voitures sont les principales incriminées. Le dioxyde d’azote rejeté par les moteurs à combustion se retrouve dans l’air ambiant le long des principaux axes routiers de l’île. Les jours de grosses chaleurs, sans vent, sont alors les pires en la matière. Pour enrayer ce phénomène, une seule solution : privilégier les véhicules les moins polluants ! Les petites voitures ou les moteurs hybrides, la marche, le vélo…. Mais là, il y a encore du travail à faire !