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26/03/2007


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L'eau, une ressource à protéger

Notre île est riche en rivières et cours d'eau et l'abondance semble régner. Pourtant, les périodes de sécheresse sont là pour nous rappeler que l'eau peut être une ressource rare, de surcroît, de plus en plus polluée. Apprenons à la préserver.



Combien de cours d'eau en Guadeloupe ?

L'eau, une ressource à protéger
L'île de Basse-terre compte plus de 50 cours d'eau à écoulement permanent tandis que la Grande-Terre se contente de quelques ravines le plus souvent asséchées. Pourtant, les besoins en eau se répartissent sur l'ensemble de la Guadeloupe et jusque dans les dépendances les plus éloignées. De Marie-Galante à Port-Louis en passant par la Désirade ou Le Moule, les cultures ont besoin d'eau tout comme les agglomérations et les industries. Non loin de chez nous, les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, faute de ressources en eau suffisantes, ont dû s'équiper d'une usine de dessalement. L'eau coule donc dans les robinets mais à un prix très élevé car le procédé de traitement est très coûteux (plus de 4 euros le m3).


Une eau menacée

Abondante en apparence, l'eau en Guadeloupe sait aussi se faire rare. Pendant le carême notamment, période où les cultures sont assoiffées et nécessitent un arrosage quotidien. Mais, tout au long de l'année, 53% de l'eau produite se perd en chemin du fait de l'état obsolète des canalisations. L'eau qui arrive à notre robinet est donc précieuse et doit être consommée avec parcimonie. D'autant que les procédés de traitement de l'eau (pour la rendre potable) sont de plus en plus coûteux. De surcroît, dans certaines zones de la Basse-Terre, la pollution des cours d'eau et des points de captage par les pesticides utilisés dans les bananeraies, entraîne des surcoûts supplémentaires. Depuis la grande crise de 2000, certains captages ont dû être fermés et les autres équipés de filtres à charbon actif afin d'assurer la distribution d'une eau potable indemne de pesticides.


Les eaux marines sous surveillance

Si les cours d'eau sont régulièrement contrôlés par la DIREN (26 points de mesure en Guadeloupe continentale), les eaux marines sont également sous surveillance. Car en milieu insulaire, toutes les pollutions ruissellent jusqu'à la mer.

Des contrôles sanitaires des eaux de baignade notamment sont effectués par la DSDS et analysés par l'Institut Pasteur de l'île. Un réseau national d'observation de la qualité du milieu marin, coordonné par l'IFREMER a été mis en place en 2002 sur 5 points du Grand-Cul-de-Sac-Marin.

Le réseau local quant à lui vérifie 19 points sur l'ensemble du littoral. Globalement, nos eaux sont jugées bonnes avec des exceptions pour certaines zones au niveau des pesticides, des matières phosphorées (liées aux rejets domestiques et aux engrais), des nitrates (liés à l'agriculture et à l'élevage), des matières azotées (eaux usées urbaines et industrielles, engrais) et des matières organiques.


L'eau en chiffres

Environ 63 millions de m3 d'eau sont distribués chaque année, dont 53% se perdent dans des canalisations vétustes.
La consommation journalière par habitant est de 213 litres en moyenne.
6 % des logements ne sont toujours pas desservis par l'eau potable.
60% des logements ne sont pas raccordés à un réseau public d'assainissement.

(Source Diren, chiffres 2001)

Dimanche 08 Avril 2007
Mariane AIMAR
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