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Les mouillages écologiques malmenésPlus de 20 mouillages écologiques ont été installés de par et d’autre de l’île afin de favoriser la pratique des activités nautiques ainsi que la protection des écosystème ssous-marins. Malheureusement, ils subissent de nombreuses dégradations quand ils ne sont pas tout simplement détruits.
A Port-Louis, trois mouillages ont ainsi été installés. Une installation délicate qui nécessite une équipe spécialisée, du matériel et des outils coûteux. Or, il s’avère que les trois mouillages de Pointe Plate, l'Oeil et l'Avion ont été coupés à peine un mois après leur installation. “Nous avons réparé ces trois mouillages en posant une bouée ronde de 60 cm de diamètre lestée de 4 m de chaîne. Ainsi la bouée était verticale et il n'était pas possible de s'accrocher dans le cordage ou la bouée par inadvertance” indique Alain Goyeau, responsable du Club Eden Plongée de Port Louis
Très vite, le mouillage de Pointe Plate a été cassé à nouveau. Puis celui de l’Avion a disparu, démonté au niveau de la manille. La bouée et la chaîne ont également disparu. Quelques semaines plus tard, c’est le mouillage de l’Oeil qui disparaît à son tour, le cordage coupé à plus de 6 mètres de profondeur. La veille, un bateau jaune avec deux apnéistes à bord avait été aperçu, accroché à ce mouillage… « Ce sont des utilisateurs de la mer qui ont degradé ces mouillages. Des pêcheurs, des plongeurs, des plaisanciers… N’ont-ils pas compris que l'utilité première de ces mouillages était la protection des fonds marins ? “ se questionne Alain Goyeau. Des mentalités très en retard
À l’échelle de la Guadeloupe, d’autres mouillages ont aussi été sabotés. À vieux Fort par exemple, l’un des trois mouillages a été sectionné. Cela met en exergue les difficultés qui demeurent en Guadeloupe entre la nécessaire prise en compte de l’environnement et le respect des règles et des infrastructures par les usagers. Les institutions et collectivités financent des projets comme ces mouillages écologiques et, en aval, les usagers les dégradent ou les détruisent carrément.
Pourtant, ces infrastructures sont là pour préserver la faune et la flore aquatiques. Et donc protéger les ressources des pêcheurs comme celles du tourisme. Faudra t’il sanctionner à l’avenir pour enfin voir les mentalités évoluer ? Jeudi 22 Octobre 2009
FELICIEN DEBIERRE
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