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26/03/2007


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Qu'est-ce-que l'effet de serre ?

La température moyenne de notre planète résulte de l'équilibre entre le flux de rayonnement qui lui parvient du soleil et le flux de rayonnement infrarouge renvoyé vers l'espace. Une chose est sûre, il fait de plus en plus chaud sur Terre.
La température moyenne de notre planète résulte de l'équilibre entre le flux de rayonnement qui lui parvient du soleil et le flux de rayonnement infrarouge renvoyé vers l'espace.



Les gaz à effet de serre

Qu'est-ce-que l'effet de serre ?
La répartition de la température au niveau du sol dépend de la quantité de gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère. Sans eux, la température moyenne serait de –18°C et la terre serait inhabitable ! Leur présence amène cette température à environ 15°C.
Les gaz à effet de serre sont naturellement très peu abondants dans l'atmosphère, mais du fait de l'activité humaine, leur concentration s'est sensiblement modifiée : ainsi, la concentration en CO2, principal GES, a augmenté de 30 % depuis l'ère industrielle.
Les effets combinés de tous les GES, équivalent aujourd'hui à une augmentation de 50 % de CO2 depuis cette période.


Réchauffement climatique : un phénomène global

L'atmosphère de la terre retient en partie la chaleur que lui apporte le soleil.
Les GES émis par les activités humaines, dont pour 60 % le gaz carbonique venant du charbon, du pétrole et des gaz brûlés, intensifient ce phénomène depuis 2 siècles.
Suivis de près par le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), les GES commencent à être mieux connus et leurs implications sur le réchauffement climatique démontrées.
Ainsi, il est désormais certain que les concentrations de gaz carbonique(CO2) dans l'atmosphère ont atteint des niveaux jamais vus depuis 420 000 ans et évoluent depuis 2 siècles à une vitesse jamais enregistrée depuis 20 000 ans.
Par ailleurs, la vitesse du phénomène observé est 100 fois plus élevée que les variations naturelles imprimées au climat de la terre par ses paramètres astronomiques et traduites dans les alternances entre ères glacières et interglaciaires. Actuellement, on peut dire que le climat s'est réchauffé de 0,5°C en un siècle et les prévisions d'ici 2100 vont de 1.4°C au mieux, à 5.8°C de plus en moyenne.
Enfin, il est pratiquement certain (à 99% de probabilité) que le CO2 fossile émis influencera de façon déterminante les concentrations en CO2 de l'atmosphère, devant toute autre source et durant tout le XXIème siècle.


Des dérèglements déjà palpables, même en Guadeloupe

Aujourd'hui, les scientifiques du GIEC établissent avec une quasi-certitude (de 90 à 99% de probabilité) que les dérèglements climatiques provoqueront des vagues de chaleur plus longues et plus intenses, avec une élévation particulière des températures nocturnes. Mais il est aussi avéré que les précipitations se feront de plus en plus intenses et qu'elles seront de plus en plus variables d'une année sur l'autre.
D'ailleurs, certains effets du dérèglement climatique sont déjà visibles en France : les glaciers se retirent et la canicule de l'été 2003 a battu tous les records par son intensité et sa longueur. Dans un tout autre registre, les migrations de certaines espèces d'oiseaux (cigognes par exemple) ont connu des modifications sans précédent ces dernières années.

Localement, des changements sont d'ores et déjà palpables. En effet, l'appauvrissement de la diversité biologique de la mangrove est marquante tout comme la diminution (blanchiment) des récifs coralliens. En outre, la température a augmenté chez nous de 1,5° sur les dix dernières années.


Des effets à (très) long terme aux conséquences multiples


Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a conclu en 2001 dans son 3ème rapport scientifique que depuis la fin du 19ème siècle la terre s'est réchauffée de 0.6°C en moyenne et qu'on a assisté à une montée du niveau des océans de 10 à 15 cm
De surcroît, toutes les analyses confirment aujourd'hui l'effet notable des activités humaines sur ces variations, même s'il demeure de nombreuses incertitudes sur leurs évaluations et surtout sur les conséquences qui s'en suivent.
Pour l'avenir, selon différents scénarii liés au développement de la société, le réchauffement pourrait atteindre d'ici la fin du siècle 1.4 à 5.8°C, et la mer monter de 9 à 90 cm. Cette hausse des températures devrait provoquer des cycles hydrologiques plus vigoureux, c'est à dire des sécheresses et des inondations plus sévères et une augmentation des précipitations.

Au delà des modifications climatiques, les experts du GIEC prévoient de nombreuses conséquences dans des domaines bien différents. Ainsi, l'agriculture devrait connaître de grands changements sous l'effet de la réduction des cycles de cultures.
Les pathologies hivernales pourraient également être bousculées et décalées dans le temps. Quant aux zones humides comme les deltas, marais et lagunes, elles vivraient avec un risque accru de submersion. Enfin, la faune et la flore pourraient connaître de nombreux changements, tant au niveau de leur répartition que de leur évolution.
Dans les DOM TOM, la hausse des températures des eaux marines est néfaste pour les coraux, qui pour beaucoup d'entre eux ne survivent pas au-delà de 29 ou 30°C. Une élévation de la température pourrait également avoir des conséquences sans précédent sur la production agricole.
Mais surtout, nous risquons fort de vivre des saisons cycloniques de plus en plus agitées et dévastatrices...

Hormis dans les régions froides où la mortalité du au froid reculerait, le réchauffement climatique aura des conséquences préjudiciables sur la santé humaine. D'une part, le renforcement et l'allongement des périodes de chaleur augmentera, principalement dans les villes, la mortalité et les affections cardiorespiratoires; d'autre part, les aires touchées par les maladies infectieuses véhiculées par les insectes tropicaux s'étendraient considérablement.

L'avenir de la terre est donc étroitement lié aux évolutions du climat. D'une façon générale, on peut dire que ce siècle sera celui des «accidents météorologiques » et que les inondations, orages, ouragans et tempêtes mortels feront chaque année la Une de l'actualité.


Les éléments se déchainent
- Janvier 1998, le sud de Québec est touché par une série de pluies verglaçantes sans précédent ; le 8 janvier Montréal est plongé dans le noir et les réseaux vitaux sont ébranlés par des effets domino inédits.
- Décembre 1999, la France est balayée par deux ouragans successifs, épisodes aussi destructeurs que toutes les tempêtes subies depuis plus d'un siècle
- Printemps/Été 2002 de terribles inondations frappent diverses régions d'Europe et d'Asie, bien au-delà des valeurs maximales mesurées depuis ces 15 ou 20 dernières années
- Juillet et octobre 2004, le Japon subit deux phénomènes cycloniques successifs accompagnés de pluies diluviennes comme il n'en avait jamais connu
- Eté 2003, la France connaît une canicule sans précédent et plus de 15 000 morts sont enregistrés.
- Été 2004 les États unis sont victimes de 4 ouragans de forte intensité sur une période de quelques mois
- Année 2004, aux Antilles, la Guadeloupe connaît une saison des pluies exceptionnelles avec un excédent d'eau de 50 à 89 % selon les zones.
- Depuis 2003 les populations des îles Tonga du pacifique sud sont peu à peu déplacées à cause de l'élévation du niveau de la mer.

Samedi 20 Août 2005
Régis RUBIEN
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