RESEAU DES RESERVES NATURELLES GUADELOUPE : Une première en France

Pour une fois que la Guadeloupe s’illustre, autant le faire savoir ! Un véritable suivi des communautés benthiques-récifales a été mis en place entre les quatre réserves naturelles de l’archipel. À l’échelle nationale, c’est la première fois qu’une telle synergie existe et, à terme, c’est tout le milieu marin qui sera mieux connu et mieux suivi dans notre région.




Mieux connaître le monde sous-marin

RESEAU DES RESERVES NATURELLES GUADELOUPE : Une première en France
Il existe chez nous, quatre réserves naturelles qui couvrent une partie des eaux du Grand-cul-de-sac-marin, de Petite-Terre, de St-Barth et de Saint-Martin. Soit un total de 8956 ha de zones marines protégées. Du fait de la distance qui sépare ces différentes réserves naturelles, il est parfois difficile pour les responsables d’agir de concert ou de comparer l’état des milieux dont ils ont la charge. C’est pour cela que dès octobre 2002, la DIREN Guadeloupe dans le cadre de son programme IFRECOR avait créé le Réseau des Réserves.

Pour mieux le préserver

Des relevés sont effectués tous les 20 cm
Des relevés sont effectués tous les 20 cm
De nombreux échanges et projets communs ont été mis en place dans ce cadre et, cette année, un protocole de suivi des milieux marins a vu le jour. Son but ? Suivre sur plusieurs années l’évolution des différentes communautés vivants dans les quatre réserves naturelles de l’île. Ainsi, désormais les lambis, les coraux, les herbiers, les oursins ou encore les macro-algues seront étudiés à la loupe afin de livrer leurs secrets. Sont-il en voie de raréfaction ? Subissent-ils l’attaque de maladies, sont-ils victimes de la pollution ? La réserve naturelle les préserve-t’elle au contraire de tous ces maux ? Cet état des lieux sera effectué chaque année par les gardes de la réserve eux-mêmes qui auront ainsi à chaque fois l’occasion de se rencontrer et d’échanger des données. Monté sous forme de compagnonnage (deux plongeurs professionnels encadrent deux plongeurs issus de la Réserve), ce protocole de suivi du milieu marin débouchera à terme sur une autonomisation des réserves naturelles. Chacune pourra ainsi connaître année après l’année l’état général du milieu dont elle a la charge. Ce qui nous permettra à tous de suivre de près l’évolution du milieu marin qui nous entoure.


Jeudi 18 Octobre 2007
MANON DELEAU
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